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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 13:01

 

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Répartition en France du saumon atlantique
 
On trouve principalement le saumon sur des petits fleuves côtiers (< 200 kms), car on le sait les obstacles à la migration est une des principales causes de déclin du saumon.
 
Ce qui explique que la Bretagne reste encore assez "épargnée" et que l'on trouve des populations conséquentes de saumons constituées principalement de castillons (ou grisles, saumons d'un hiver en mer) sur le Leguer, le Trieux, l'Elorn, le bassin de l'Odet-Jet-Steir et de l'Elle-Isole. La Manche avec la Sélune et la Sée (cette dernière étant qualifiée de meilleure rivière à saumons de France) figurent également en haut du palmarès.
 
Dans le sud-ouest le gave d'Oloron connaît de belles remontées de saumons et notamment de grands saumons (plusieurs hivers marins).


En France, le saumon a quasiment disparu des grands fleuves, excepté de l'axe Loire-Allier. Mais cette population estimée au siècle dernier à 100.000 saumons est aujourd'hui reliquaire ; un ambitieux programme de sauvegarde est en cours, car le grand saumon de l'Allier représente un patrimoine génétique unique.
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 13:00
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Le cycle biologique du saumon ou l'odyssée de Salmo Salar
 
 
Pour ceux qui ne connaissent pas ou mal l'épopée de notre grand migrateur, ou tout simplement ceux qui recherchent cette information en parcourant ce blog, nous allons rappeler brièvement ci-dessous le cycle de vie du saumon:
 
Le jeune saumon naît dans les parties amont des rivières salmonicoles. Après un ou deux ans passés en eau douce (qui dépend des caractéristiques du milieu, dans certaines rivières étrangères qui sont pauvres et froides, cette durée peut dépasser deux années) le tacon ou parr se métamorphose (il se smoltifie). C'est au printemps qu'il dévalera et gagnera la mer pour commencer sa vie marine. 
Commence alors une nouvelle vie pour notre jeune saumon (il est alors qualifié de post-smolt). Il migre avec ses congénères vers des zones d'engraissement situées à ce qu'on en sait vers le Nord, là où la nourriture abonde (îles Féroé, Groenland, détroit de Davis). En fait seuls ceux qui deviendront "grands saumons" ou "saumons de printemps" entament un aussi grand voyage. Les autres, les poissons d'un hiver marin qu'on surnomme castillons ou grisles ne s'éloignent guère du plateau continental.    
 
La croissance en mer est rapide et impressionnante. Le saumon se gave de crevettes et autres crustacés et son poids pourra augmenter de 2 à 3 kg par an. Le smolt qui pesait quelques centaines de grammes lors de sa dévalaison est devenu un poisson grand, fort, pouvant peser plus de 10 kg. Il est alors paré pour son retour en eau douce. Car l'instinct de la reproduction le pousse à entamer son grand retour vers la rivière qui l'a vu naître. Ce phénomène (homing) qui pousse les saumons à retourner dans leur rivière natal est énigmatique (compas magnétique? imprégnation de la rivière au stade juvénile?) et fait partie des mystères qui entourent notre poisson-roi.
 
Lors de cette grande migration de retour - qui peut durer plus de six mois pour une distance totale de 6000 kms dont 900 kms en eau douce ce qui est le cas des poissons de l'axe Loire-Allier - le saumon cesse de s'alimenter et vit sur ses réserves. Notre saumon, durant ce voyage de tous les dangers (en mer il aura eu à échapper aux prédateurs marins et à passer au travers des mailles des filets des pêcheurs professionnels) doit maintenant franchir les barrages des fleuves que l'homme a dressé sur son chemin. Ainsi beaucoup de géniteurs n'atteindront jamais les frayères! Si tout se passe bien, quelques saumons gagneront les zones amont des rivières, riches en radiers. Ils creuseront un nid dans les galets pour que les femelles y déposent leur ponte. Epuisés par cet ultime effort et ce grand voyage, la plupart des saumons mourront juste après avoir pu assurer leur devoir de reproducteurs. Quelques survivants, amaigris et blessés (on les appelle alors "charognards"), arriveront à regagner l'océan pour commencer un nouveau cycle.
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 12:57

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Comportement et tenues du saumon atlantique

 

 Ce qui intéresse vraiment le pêcheur de saumon, c'est de connaître les tenues de celui-ci c'est à dire où il va se poster selon la configuration du cours d'eau, et à quel moment il peut se montrer mordeur et donc être prenable.

 

Les constatations que nous allons voir ci-dessous ne sont qu'une synthèse des observations faites par les plus éminents spécialistes du saumon.

 


L'activité migratoire

 

Les saumons qui stabulent dans les estuaires avant d'entreprendre leur remontée en eau douce attendent un fort coefficient de marée pour se "laisser portée par la vague" et rentrer en rivière.

 

Il faut savoir que la température de l'eau est un élément déterminant sur l'activité migratoire des saumons:

 

- entre 8°c et 12°C ils peuvent progresser rapidement et parcourir de 10 à 20 kms par jour

 

- en dessous de 8°C et au-dessus de 15°c les saumons rechignent à remonter ou stoppent leur migration. Dans des situations extrêmes et dangereuses pour leur survie, ils peuvent même dévaler et retourner en mer.

 

Il faut aussi garder en mémoire que le saumon n'occupera donc forcément les mêmes postes au printemps ou à l'été.

 

Après la température de l'eau, une autre des conditions essentielles est la hauteur d'eau. Une bonne hauteur, comme il est en général plus probable d'en trouver sur nos cours d'eau au printemps, facilite la progression des saumons puisqu'elle supprime les obstacles, réduit les seuils et comble les creux. Ainsi, après une crue, le moment de la décrue est toujours un moment propice pour la pêche du saumon.

 

Mais d'autres facteurs peuvent encore influer sur l'activité des saumons comme la pression atmosphérique, la phase lunaire (qui comme chacun sait joue sur les marées).

 


Le réflexe d'attaque du saumon

 

Un saumon rentré en eau douce ne s'alimente plus même s'il y a encore polémique à ce sujet. Ce qui est sûr c'est qu'il garde le réflexe d'attaquer et nous allons essayer de comprendre ce qui pousse le saumon à prendre un leurre ou une mouche. Ce réflexe d'attaquer va d'ailleurs s'atténuer au fil des jours qui suivent son entrée en eau douce.

 

Le saumon, quand il est en rivière, a deux préoccupations majeures qui sont la sécurité et son confort. Ce dernier est lié à une bonne hauteur d'eau et à un secteur où il se trouve à l'abri du courant comme derrière un obstacle par exemple (comme on l'a dit précédemment, le saumon n'a pas d'obligations alimentaires, il est donc inutile de le chercher sur des postes de chasse comme le fait le pêcheur de truites).

 

Pour ce qui est de sa sécurité, il faut bien avoir à l'esprit que le saumon évolue en milieu hostile et inconnu: il "défend sa niche" en quelque sorte contre toute sorte d'intrusion comme peut l'être un leurre traversant son territoire. C'est pourquoi il est alors capable de prendre violemment une mouche, un poisson nageur ou une cuiller.

 

Comme on l'a vue en première partie, l'activité migratoire reprend après une crue, les saumons investissent alors de nouveaux bastions, dès lors ce réflexe d'attaque joue à nouveau.

 

Enfin, il faut savoir que la maturité sexuelle et l'approche de la période nuptiale jouent également sur l'agressivité du saumon.

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 12:55

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Le saumon atlantique - Menaces
 


Le saumon est considéré comme menacé d'extinction dans la liste des espèces menacées. On estime que les stocks de saumons ont chuté de 75% au cours des vingt dernières années!
 
Il a disparu des grands fleuves comme le Rhin, la Dordogne… il subsiste une population résiduelle sur l'axe Loire-Allier (où sa pêche est interdite), qui constitue d'ailleurs un patrimoine génétique unique, c'est pourquoi un plan de sauvegarde de la dernière chance a été mis en place (création de la salmoniculture de Chanteuges etc.).
 
Les principales causes du déclin du saumon en France sont:
 
  • - L'aménagement des rivières, et notamment la construction des barrages qui constituent un obstacle pour le retour des saumons vers les zones de reproduction. Ainsi beaucoup d'entre eux n'atteindront jamais les frayères!
 
  • - L'élevage industriel du saumon qui développe des maladies et des parasites pour les stocks sauvages et qui entraîne une pollution génétique des saumons sauvages (sujets qui s'échappent des cages marines…).
 
  • - La pêche océanique du saumon (à ce sujet une bonne nouvelle: le gouvernement irlandais a décidé en novembre 2006 l'arrêt de la pêche commerciale au filet dérivant, ce qui devrait épargner 200.000 saumons par an).
 
  • - La pollution chimique, organique et mécanique des cours d'eau et notamment l'état des frayères (comme pour la truite fario et la truite de mer).
 
  • - Le taux de survie pendant la phase marine qui affecterait notamment les grands saumons (plusieurs hivers marins) même si les causes sont encore mal identifiées.
 
  • - Le réchauffement climatique notamment pour la limite sud du saumon en Europe ce qui est le cas de la France mais aussi de l'Espagne: la température favorable pour le frai du saumon serait dépassée sur certaines rivières…
 
  • - Le braconnage (par exemple en Bretagne, on assiste au "harponnage" des saumons dans l'estuaire du Léguer).

 

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 12:46
A paraître prochainement
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 12:45

Saison de pêche et périodes favorables pour la pêche du saumon atlantique

 

 

La saison de pêche du saumon - sur les rivières où celle-ci est pratiquée - commence au mois de Mars en même temps que l'ouverture de pêche à la truite. Il s'agit des "saumons de printemps" qui ont plusieurs hivers marins - donc de gros saumons mesurant plus de 70 cm et pesant de 3 - 4 kg à 10 kg et plus.

 

On notera que ces saumons montent à une période où le niveau des eaux est haut (enfin, en général...) et où les crues sont normalement fréquentes à cette période.

 

A partir de Juin, mais avec un pic en juillet, puis de nouveau à l'automne, c'est au tour des petits saumons d'un hiver marin de gagner les rivières. Ce sont les castillons, les grisles, on les surnomme aussi les madeleineaux en Bretagne car ils remontent au moment de la sainte Madeleine (le 22 juillet).

 

C'est au moment où l'activité migratoire est importante que les périodes sont le plus favorables, à savoir:

 

- Quand la température se situe entre 8°C et 12°C.

 

- Au moment de la décrue, surtout s'il s'agit d'une crue lente (préférable à une brusque montée des eaux). Pas de mouvement d'eau et pas de bon niveau: pas de pêche.

 

Un temps nuageux avec éclaircies, ou alternances d'averses et de soleil, est excellent.

 

Sinon, on dit que le saumon ne se lève pas tôt et ne se couche pas tard, contrairement à la truite de mer.

 

Plus l'écart de température entre l'air et l'eau est  important plus le saumon serait agressif.

 

La position du soleil et la teneur d'oxygène dissous influent également sur l'agressivité du saumon.

 

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 12:43

Dessin Saumon OK

Comment reconnaître un saumon ou une truite de mer

Si pour le néophyte ou dans quelques cas particuliers il peut sembler peu évident de différencier un saumon d'une truite de mer, en général il est quand même assez facile de reconnaître de quelle espèce il s'agit.

 

Vous trouverez ci-dessous les différences morphologiques des deux espèces:

 

 

1. Allure générale

Le saumon est fusiforme, la truite de mer est massive voire "boulimique" pour certains gros spécimens.

 

2. Caudale

- La caudale est échancrée (fourchue) chez le saumon, droite (voire convexe pour les gros sujets) chez la truite de mer.

- Attache de la caudale fine chez le saumon, épaisse chez la truite de mer.

- La base de la caudale est prononcée chez le saumon et constitue une "poignée" (de sorte qu'il est possible de le tenir fermement à la main), alors qu'il est impossible de sortir de l'eau une truite de mer en la saisissant par la queue!

 

3. Pigmentation

Pas de point noirs en dessous de la ligne latérale chez le saumon, points noirs cruciformes sur tout le corps chez la truite de mer.

 

4. Tête

La tête est élancée chez le saumon, épaisse pour la truite de mer.

 

5. Position de l'oeil

La mâchoire ne dépasse pas l'axe de l'oeil chez le saumon, alors qu'il le dépasse chez la truite de mer.

 

6. Nombre d'écailles

On dénombre de 10 à 19 écailles entre la nageoire adipeuse et la ligne latérale chez le saumon, en en compte entre 13 et 16 pour la truite de mer.

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 22:05

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Rivières à saumons ou à truites de mer?

Les fleuves côtiers de la Manche-est, de la baie de Seine au Pas-de-calais, abritent les plus importantes populations françaises de truites de mer. Bien que partout également présent, le saumon n’y représente que quelques pour cent du stock total de salmonidés migrateurs. Plus à l’ouest par contre, les rivières du massif armoricain sont à nettes prédominance de saumon, depuis les rivières en renouveau de l’est Cotentin (Vires, Saires, Douve) jusqu’aux cours d’eau bretons aux populations encore fonctionnelles.

Cette répartition entre rivières à truites de mer et rivières à saumon apparaît alors assez nettement définie par la géologie, avec prédominance de la truite de mer sur les rivières calcaires sédimentaires et le saumon sur les rivières du socle ancien, aux roches dures.


Chaque type de cours d’eau répond en effet de manière sensiblement différente aux exigences écologiques et comportementales des juvéniles des deux espèces.

Les jeunes saumons exploitent des habitats très spécifiques, l’habitat de référence étant les radiers grossiers de pierres et galets des rivières où les fortes vitesses et la largeur du lit leur assurent une quasi-exclusivité de l’occupation de l’espace, limitant ainsi compétition inter-spécifique et prédation. La capacité du chenal très courant à offrir des abris définit ainsi directement l’abondance de jeunes saumons qui, en situation optimale, peut être élevée, supérieure à 1 individu par m2, comme sur la Sée.

Le comportement plus agressif de la truite lui permet par contre d’établir des territoires plus confortables dans des milieux à plus faible vitesse de courant, près des berges. Elle exploite aussi plus largement le réseau hydrographique, notamment le chevelu des affluents et ruisseaux, dont la faible hauteur d’eau estivale des radiers ne convient pas aux jeunes saumons.

La géologie détermine directement la nature du substrat des habitats frayères et nourriceries, principalement les radiers. Sur le socle ancien, les roches dures fournissent une granulométrie des habitats courants à dominante de pierres et gros galets, très favorable à une exploitation complète du chenal courant par les jeunes saumons qui y trouvent une mosaïque d’abris. Les radiers de galets et graviers de silex des rivières sédimentaires, excellentes frayères, présentent par contre peu d’abris dans un chenal à courant toujours très soutenu, et parfois colmaté par les concrétions calcaires: la capacité d’accueil s’y trouve ainsi surtout en berges, postes de prédilection des truites.

Par ailleurs, les différences de régime thermique (eaux moins froides en hiver et plus fraîches en été sur les rivières calcaires) pourraient également favoriser l’une ou l’autre des deux espèces, tant au niveau de l’incubation et du développement embryonnaire que de la croissance juvénile.

(source ONEMA)

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